Proxmox
Hyperviseur et container
Proxmox cumule dans une solution bare-metal (donc installé sur une machine physique sans système d’exploitation) à la fois de la virtualisation complète, de la paravirtualisation mais également de la gestion de conteneurs LXC.
Elle intègre également des fonctions réseaux avancées (OpenVSwitch) ainsi que des possibilités de haute disponibilité normalement uniquement disponibles dans des versions payantes des autres grandes solutions de virtualisation.
DEFINITION
Proxmox permet de faire de la virtualisation de quasiment tous les types. En virtualisation complète au travers de KVM, il permet de faire fonctionner quasiment tous les systèmes d’exploitation en fournissant une émulation des périphériques standards. Il peut également faire de la paravirtualisation (toujours avec KVM) en fournissant les pilotes pour Windows et Linux. Enfin, grace à l’intégration de LXC (qui a remplacé OpenVZ depuis la version 3).
EN PRATIQUE
Proxmox dispose d’une gestion complète par interface Web (en https sur le port 8006) pour un serveur ou pour un ensemble de serveurs s’ils sont reliés entre eux par ce que défini Proxmox comme un cluster. Cette souplesse et simplicité est très pratique si vos serveurs sont en datacenters. Si le stockage des machines virtuelles est sur des disques réseaux partagés entre les différents hosts, le cluster peut alors passer sur des fonctionnalités avancées :
- transfert à chaud ou a froid de machines entre les différents hosts
- mode haute disponibilité dans lequel si l’un des hosts physiques disparait du cluster, les machines virtuelles qu’il exécutait sont transférées sur les serveurs physiques restants
CE QUE NOUS AVONS NOTE
Proxmox intègre nativement et en interne les fonctions de sauvegarde selon trois modes :
- Snapshot : la machine virtuelle est sauvegardée à chaud (attention si la machine virtuelle exécute un SGBD, la base de données pourra être endommagée comme toujours dans ce type de sauvegarde) mais ce mode est quasiment invisible (la machine virtuelle n’est indisponible que quelques millisecondes)
- Suspend : la on lance un sorte de "gel" de la machine pour pouvoir la sauvegarder, cette méthode est parfois utile mais elle génère une indisponibilité tout en ne garantissant pas non plus que les bases de données ne seront pas corrompues
- Halt : la c’est le lancement de l’extinction de la machine virtuelle, sa sauvegarde à froid et sa relance en automatique
Proxmox, en tant que solution libre intègre des possibilités bien plus nombreuses que ses concurrents concernant le stockage. Outre le classique stockage local (DAS) ou le iSCSI (qui se décline d’ailleurs en plusieurs technologies différentes), Proxmox supporte un nombre impressionnant de standard qui vont permettre de gérer des situations différentes (LVM, LVM-thin, iSCSI/kernel, iSCSI/libiscsi, Ceph/RBD, Sheepdog, ZFS over iSCSI, ZFS (local), directory, NFS, CIFS, GlusterFS) surtout en fonction du nombre de hosts physiques à votre disposition. Le Thin Provisionning est bien entendu à l’ordre du jour.
Au niveau réseau, Proxmox supporte les agrégations de ports (bond), les Vlans, les bridges et intègre également OpenVswitch, permettant ainsi les architectures en haute disponibilité ou simplement complexes.
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- Mis en ligne : 10 août 2017
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NOTRE CONCLUSION
Proxmox est en exploitation interne chez nous depuis sa première version et chez les clients depuis la version 2. La récente version 5 a vu des nouveautés intéressantes (le transfert des conteneurs entre hosts par exemple) ou des améliorations de l’affichage bien agréables. A noter qu’un support (payant) permet d’avoir accès à des mises à jour prioritaires et à un support avec les équipes de Proxmox pour un prix très raisonnable.
